Prénom chinoisdictionnaire chinoisQuestions & Réponses ChineBookmarksCuisine chinoisePlantes médicinalesCinéma chinoisCinéma chinois
  Société chinoise emploi travail travailleurs migrants licenciement
Chine Informations Mobile   Chine Informations RSS
S'identifier | Créer un compte
chine
publicite
  STAGES EN CHINE  •   ÉCONOMIE  •  TECH & SCIENCES   •  AUTOMOBILE  •  NOUVEL AN CHINOIS Newsletter Chine La Chine de A...Z  
Changer la police de sans-serif (ex: Arial) à serif (ex: Goegia) Augmenter la taille de la police Diminuer la taille de la police Imprimer ce document Envoyer à un ami Proposer une info

Reportage : quand les travailleurs migrants rentrés du sud cherchent un nouvel emploi

 "Je reviens de Shenzhen. J'aimerais me détendre un peu, et je verrai ce que je ferai après la Fête du Printemps (ndlr: le Nouvel an chinois tombe en février)", déclare Zhang Aimin, jeune homme d'une vingtaine d'années, à une employée d'une agence pour l'emploi installée à la gare ferroviaire de Wuchang.

L'agence s'appelle "le Départ". Elle a installé depuis mardi un stand de réception à la gare de Wuchang, l'une des trois villes qui forment Wuhan, la capitale de la province centrale du Hubei. Elle oriente les travailleurs migrants qui reviennent du sud de la Chine pour chercher un travail dans leur province d'origine.

Sur le mur derrière le stand sont affichées trois annonces pour des postes dans des restaurants. "Vous pouvez essayer un poste de serveur dans ce restaurant", propose une conseillère en uniforme, qui accueille gentillement Zhang.

"Certainement pas! A Shenzhen, je travaillais à la bourse", refuse catégoriquement Zhang, qui a l'air épuisé après les 18 heures de train qui séparent Wuhan de Shenzhen, la ville industrielle du sud de la Chine.

Début septembre, les marchés boursiers ont plongé la planète dans la crainte d'une récession majeure aux Etats-Unis, frappés de plein fouet par la crise du crédit.

"Je vais quand même jeter un coup d'oeil au marché du travail", dit Zhang, en ramassant son sac posé par terre. "Mais j'aimais vraiment mon boulot dans le sud. J'y étais considéré comme un col blanc."

"Mon entreprise a été victime de la chute de la bourse sous l'effet de la crise financière aux Etats-Unis, et a dû renvoyer du personnel", raconte Zhang, entouré de trois journalistes, qui sont à la gare pour faire un reportage sur le retour des travailleurs migrants.

Il sort finalement de la gare, avec en main un guide offert par la conseillère, pour se lancer ... à la recherche d'un nouvel emploi.

L'installation du stand de l'agence "Le Départ" s'inscrit dans le cadre des mesures adoptées par le gouvernement de la province du Hubei pour aider les travailleurs migrants rentrés du sud à trouver un nouvel emploi.

Selon le département du Travail et de la Protection sociale du Hubei, parmi les sept millions de travailleurs migrants originaires de la province, près de 300 000 sont rentrés en septembre et en octobre, c'est-à-dire depuis l'aggravation de la crise après la faillite de la banque d'investissement américaine Lehman Brothers.

Parmi eux, un tiers travaillait dans des villes industrielles de la province méridionale du Guangdong. Ils étaient principalement employés dans des usines de textile ou de jouets à Dongguan, Foshan et Shenzhen et celles-ci ont été obligées de réduire leur personnel ou de fermer leurs portes, sous l'effet de la crise financière internationale.

Mardi 18 novembre, une lettre adressée aux travailleurs migrants par le département de l'Agriculture de la province du Hubei a été publiée à la une du Quotidien du Hubei. Cette lettre les encourage à s'inscrire à des programmes de formation, à se lancer dans de nouvelles carrières avec les idées et les concepts qu'ils se sont forgés dans le sud développé, et à s'intégrer dans "l'édification de leur région rurale".

"Le gouvernement provincial a pris des mesures pour faire face à cette situation de crise", assure cette lettre.

En réalité, dans la province du Hubei, les principaux secteurs comme la construction, le textile, l'automobile et la sidérurgie sont déjà confrontés à des réductions de personnel.

Mais pour Zhou Layuan, un responsable du département du Travail et de la Protection sociale du Hubei, il y a une forte demande de main-d'oeuvre dans la province ces dernières années. La province a besoin de plus de 500 000 travailleurs, surtout dans le secteur de la fabrication. Ces travailleurs migrants n'auront donc pas de grands problèmes pour se réinsérer.

"Le problème, c'est qu'il existe un écart entre ce que veulent ces travailleurs migrants et l'offre réelle", observe Wang Hongmei, directrice de l'agence de travail Le Départ. "Les entreprises du sud offrent par exemple un salaire beaucoup plus élevé qu'à Wuhan, " dit-elle.

"Il existe aussi un problème psychologique lié au changement de métier ou de statut social. Il est difficile, par exemple, de passer du col blanc au col bleu", explique Mme Wang à l'Agence Xinhua (Chine Nouvelle). "Là, c'est plutôt un malaise face à la crise, une crise qui dépasse nos capacités personnelles."

"Il s'agit pour nous de leur offrir une plate-forme, pour qu'ils puissent suivre des formations, et éventuellement changer de métier", ajoute Mme Wang, dont l'agence organise des programmes de formation et d'embauche.

Selon le chef du département du Travail et de la Protection sociale du Hubei, Shao Hansheng, la province a pris une série de mesures, parmi lesquelles une aide financière à la création d'emploi, afin que d'ici quatre ans près de 200 000 personnes puissent monter leurs petites entreprises. L'objectif est de créer plus de 200 000 emplois.

Le gouvernement provincial a déjà décidé de réduire la limite imposée sur la garantie de crédits bancaires et de faciliter l'entrée sur le marché des petits entrepreneurs dans le cadre du desserrement de la politique monétaire, annoncée il y a une semaine par la banque centrale de Chine pour relancer l'économie.

A ces mesures s'ajoutent l'exonération ou la réduction des taxes, et des restrictions au licenciement dans certains secteurs.

Selon les derniers chiffres du gouvernement provincial, près de deux tiers des 300 000 travailleurs migrants rentrés ont déjà trouvé un poste, le reste préférant attendre.

Devant la salle de recrutement où une centaine de personnes se bousculent dans un espace de 1 500 m2 , Wang Hongmei hoche la tête: "les attentistes sont peut-être rentrés dans leur village d'origine. Mais ils doivent se mettre à la recherche d'un emploi après la Fête du Printemps".

LI Ming

emploi   travail   travailleurs migrants   licenciement  

Le 19 novembre 2008 à 10:12
Chine Informations / X i n h u a

Commentaires

» Réagissez, Ajoutez votre commentaire !

Guides   :   Pékin    |    Chengdu    |    Chongqing    |    Canton    |    Hong Kong    |    Lhasa    |    Nankin    |    Shanghai    |    Shenzhen    |    Taiwan    |    Wuhan
Chine Informations ™, actualité et informations sur la Chine et le chinois.
Tout droits réservés © 2009, china-news.org (2001) / chine-informations.com (2005)


Classement de sites, inscrivez le vôtre !